faut bien commencer quelque part

Quelle drôle d'idée. Un Blog. Bien.
après tout écrire à mes envies, à mes amis, au monde entier...
du moment que je me vide les entrailles, à coup de mots marteaux, prendra qui voudra, moi à poil et vous comme bon vous semble. exhibition mégalomane, dépravation vertueuse.
enfin vertueuse, tout dépends d'où on la place sa vertu.
pas prude pour un sous je me sens bien impudique à exposer sans vergogne mes déblaturations à la face du web. mante religieuse, pas araignée. croquer pas faire prisonnier, chacun son truc mais se faire caméléon et aller là où ne s'attend pas s'y retrouver pourquoi pas...
c'est pas bien clair tout ça? comprendra qui pourra, mais n'allez pas croire, y a pas d'arnaque pas de mystère, au plus une jonglerie bancale, des fois de la vérité subjective en coup de poing dans les gencives, des fois des navets au miel, dégoulinant d'émotions gluantes.
hummmm, bon ap' à ceux que ça tente!

jeudi 7 octobre 2010

tourbillons


Miaou. Je suis un chat et je retombe sur mes pattes. Je suis humaine et je m'adapte.
Je retourne ma veste et mes idées et je me retrouve sans dessus dedans.
Ainsi va l'univers. À la dérive.
Je suis acrobate et voltige sur les fils de mes conneries. Je suis oiseau et je suis libre.
Je suis tu es vous êtes.
Tous des cons nous sommes.
Des cons heureux, des imbéciles charmants. Vive les enfants.
Et rigoles et tournes la mer de tes erreurs, écrase entre tes mains essoufflées les cauchemars du jour venant.
Pirouette. Contorsion avant, debout! Lève la tête! Cambre les reins, écarte les bras soit prêt, encaisse reçoit repars à l'aventure, au devant, en hors piste, là où c'est sombre, là où tu n'es pas, là où tu ira voir si elle n'y est pas non plus.
Attention, vie en procession.

mercredi 16 juin 2010

bref



Un peu à la ramasse, pas trop rassemblée. Assemblée générale, causons les enfants, demain le soleil est prévu sur terre. Bonne nouvelle.
Nouvellement j'ai feuilleté des trucs et des machins et fricoté avec le genre humain. Ma foi, ça vaut le coup d'œil.
Pas besoin d'écran plat/images 3D dehors ça fourmille pas mal, la bande son est pas dégeu, la palette de couleur assez complète. Et puis dehors quand il pleut on est vraiment mouillé. C'est pas toujours super mais ça fait pousser les tomates.
Bref.
On peut en dire des choses, en faire des choses, en détruire des choses. Des choses et d'autres. Les autres.
C'est pas évident d'ouvrir les vannes, de se laisser couler à pic dans le ciel, dans sa merde, dans ses envies.
C'est pas évident de savoir ce qu'on a dans le bide. Sans autopsie je vous prie.
Bref.
Demain je passerai par la même ruelle. Exactement les mêmes pas. Il fera jour je pense. Tu ne sera pas là. Je ne penserai pas à toi. J'essaierai.
J'aurai un sac sur le dos, une valise à la main. Trop chargée comme d'habitude.
Et puis si, je penserai. À toi et à tout les autres.

(le soleil se couche, là tout de suite, juste derrière ma fenêtre. C'est même pas kitsch, même pas trop vu et revu. Le soleil qui se couche ça fait toujours son petit effet.)

Bref.
On peut toujours pleurer si ça soulage. Dormir des fois c'est bien. Être inconséquents parce que le mot sonne bien à certaines heures. C'est mon avis, il compte pour du beurre.
Bref.






jeudi 10 juin 2010

part of it


Tournicoti tournicoton, chute de pétale dans la lumière crépusculaire et autre niaiseries touchantes.
Quatre humanoïdes perdus sur une colline au printemps.
Une vue à couper le souffle, fleurs sauvages et doux relief des montagnes au loin. Coin de paradis.
Quatre amoureux sauf une qui fait la gueule.
Pourquoi?
Parce que son coeur trop remuant apprivoise la liberté. Parce que lui qui l'aime tellement jette des filets sur son âme. Filets d'amour mais filets quand même. Stupidité de la jeunesse qui ne reconnaît pas encore la beauté de se constituer prisonnier. Elle refuse.
La terre est vaste et seuls les arbres savent aimer. Donner sans se poser la question. Elle aime les arbres.
Elle a cru qu'elle pouvait aimer un homme mais c'est plus délicat un homme, plus contraignant. Elle se débat comme un cheval attaché court.
Derrière les sommets boisés le soleil se couche, magnifiquement indifférent à ces quatre amoureux. À celle qui n'est plus sûre de l'être.
Quatre créatures, minuscules, retrouvées. Guerres et doutes et rires. Reflet du monde. Part of it.

mercredi 9 juin 2010

sweet evening

Lundi 8 février 2010

Gratte gratte gratte la guitare, tape tape tape du pied, bouge bouge bouge la tête.
Le chat pète un plomb, c'est le soir. L'ordi est fengshui et que dire du bonsaï?!
Dehors Paris dans la nuit, sous la pluie, l'hiver...
demain je vogue, en route vers les pâturages enneigés. J'ai la trouille et en même temps pas du tout.
C'est plus facile en mode auto-suicide. Moi j'occupe mon égo à mourir et ma conscience à regarder l'infini. Le reste au diable! La peur et les critiques et l'opinion d'autrui et mes interprétations foireuses n'ont pas droit de parole. Passe ce qui doit, arrive ce qui peut, « je » ferme sa grande gueule et si « je » a mal moi pas! Moi je regarde l'infini, et tape tape tape du pied et bouge bouge bouge la tête au son de la guitare. Le chat s'est calmé et dort.

sometime I feel like...

Dépressive, fatiguée, énervée, incomprise, une conne prise au piège, au vent contre les marées, sanglotante ensanglantée, gantée de ouate alcoolisée. Soupir.

Elle voudrait s'allonger contre lui, elle voudrait partir loin.

Ras le bol et la cafetière des blonds-roux-bruns-bichons-trésors-moutons-veaux-vaches-cochons.

Elle voudrait briser le pot de Perette et sa tirelire et ses engagements. Dormir.

Recommencer depuis la fin des temps, vider les encriers, tamponner, tant qu'on est, tant qu'on y est. Détente.

Elle voudrait lui lui lui et encore lui. Rire trop fort brailler trop faux aimer juste un peu trop. Rêver.

Savoir puis oublier, perdition addition sans façon je vous en prie voyons. Faire.

Elle dit fuck.

pequenots



Ils ont de la barbe et des mains crasseuses. ils sont à table, ils ne parlent pas.
Dans le poêle le feu brûle fort. Devant, sur une chaise il y a un chat couché en boule qui dort tranquillement. Sous la table il y a les bottes boueuses, de la poussière, des cendres et une vieille chienne, boueuse elle aussi.
Il fait nuit déjà, c'est l'hiver. La fin de l'hiver. Le soleil et la pluie se sont succédés et cédés la place toute la journée, parade nuptiale des éléments, ils dansent, s'embrassent, réchauffent la terre, la détrempe de leurs étreintes.
Les hommes, sous leurs barbes et leurs crasses l'ont bien vu. Les jeunes comme les vieux, ils sentent le printemps venir, rigolent plus fort, lèvent le nez au ciel, ouvrent leurs vestes, dépoussièrent leurs têtes. Ils l'ont vu sans le voir. Il le vivent.

mardi 8 juin 2010

ange

J'ai le droit! J'ai le droit de dire ce que je veux et comme je veux!
J'ai le droit de hurleeeer si ça me chante et de murmurer si ça me plait.
J'ai le droit d'embrasser qui je veux. Non?
Hier, il ne faisait pas très beau, il y avait du vent. Je marchais sur la plage, mes cheveux me fouettaient le visage, le sable me griffait la peau. J'étais de très mauvaise humeur. Et ça n'arrangeait rien d'avoir les cheveux dans les yeux et le sable dans les dents.
J'avais dans le ventre une boule de rage. Je ne sais pas pourquoi elle était là, cette boule mais impossible de l'oublier. Une boule de plomb. Grise, lourde, puante. Du plomb baignant dans de la vase putride. Une vraie fosse septique que je trimballais.
Et puis, il y a eu un moment où le vent s'est calmé et un ange est apparu. Lumineux, doux, cheveux bouclés de bébé et longues ailes immaculées.
Il s'est approché et m'a tendu la main. Il m'a attiré à lui, on s'est embrassé. Il aspiré de toute ses forces et la boule ignoble est sortie. J'ai vomi ma hargne dans l'océan. Je me suis redressée et je me sentais vide maintenant. Alors j'ai pris la figure de l'ange dans mes mains, j'ai ouvert ma bouche en grand et je l'ai mangé. Boucles et plumes, en entier.
J'ai un ange à l'intérieur, y a plus de place pour le reste.